Je volais dans les airs face au souffle du temps,
En laissant loin derrière ma haine et mon tourment,
Dans le vent de la peur, j'oubliais la sentence,
J'aspirais au bonheur, je brûlais l'évidence.
Pourtant loin sous la terre à l'entrée des ténèbres,
Mon nom sonne en enfer d'une harmonie funèbre.
Des entrailles de l'ombre une faux dans les mains,
La mort dans la pénombre veut voler mon destin.
Attristé par les torts, rejeté par l'amour,
Infecté par la mort, par un compte à rebours,
Mon sablier allait arrêter de couler,
Et mon âme cesser à jamais d'exister.
Mais très loin dans les cieux, dans les jardins d'Eden,
Un futur plus heureux voulait prendre mes rennes.
Du sommet des nuages, le feu entre les mains,
Un merveilleux visage réouvrit mon chemin.
Même avec toute l'eau qu'ont contenu mes larmes,
J'ai vécu ce fléau en préservant ma flamme.
Et malgré la souffrance, j'ai vaincu, je survis
Toute la dissonance qui a rythmé ma vie.

